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Enfin Murray !

Andy Murray
Par Jean-François Rodriguez
lundi 10 septembre 2012

Ce lundi 10 septembre, Andy Murray (n°3) a enfin obtenu ce qu’il cherchait depuis longtemps : une victoire en Grand Chelem. En se battant comme un beau diable, il a su contenir la remontée phénoménale de Novak Djokovic (n°2) pour finalement s’imposer 7-6, 7-5, 2-6, 3-6, 6-2 en 4h54’. 76 ans après Perry, il permet à des milliers de fans britanniques sevrés de titres de fêter enfin un majeur.

À la façon des streakers dans les stades britanniques, un invité inattendu s’est immiscé aujourd’hui dans la finale de l’US Open 2012 : le vent. Celui qui avait tant influé sur les demi-finales, au point de dérégler Tomas Berdych et Novak Djokovic (ce dernier ayant été sauvé par un avis de tempête alors qu’il était mené 5-2 par David Ferrer au 1er set), a refait son apparition sur le stadium Arthur Ashe dès le début de la finale avant de s’éclipser en même temps que le soleil. Ce vent latéral arrivant dans le dos de l’arbitre modifiait visiblement la trajectoire des balles, avec des effets différents sur les deux joueurs.

Le vent en poupe pour Murray

Tant qu’il a soufflé, la partie a clairement penché du côté de l’Écossais, qui s’est adjugé les deux premières manches au terme de 2h26’ d’un combat épique. Après un premier set conclu au jeu décisif (12-10) sur la 6e balle de set, le champion olympique a continué de dicter le jeu, tantôt avec ses coups droits profonds, tantôt avec des revers slicés qui ont dégoûté le Serbe presque autant que les caprices de la balle. Certes, à 4-0 en sa faveur, le Britannique a soudain perdu le fil, permettant au tenant du titre de revenir à 5-5, mais il a réagi sur les deux jeux suivants, conservant d’abord son engagement et profitant de deux fautes directes adverses, l’une en smash et l’autre en coup droit, pour sceller la deuxième manche (7-5).

Murray n’avait jamais remporté plus d’un set lors de ses quatre finales de Grand Chelem précédentes. S’est-il dit alors que l’affaire était pliée ? Qu’il allait enfin s’adjuger son premier titre du Grand Chelem et effacer les interminables années de disette du tennis britannique masculin ? Qu’il allait enfin remplacer dans les bilans et dans les cœurs le mythique Fred Perry ? L’idée lui a probablement traversé l’esprit. Ou bien sont-ce les 2h30’ de match qui ont commencé à lui peser, lui qui avait passé sur les courts beaucoup plus de temps que Djokovic depuis le début de la quinzaine ? En tout état de cause, le vent a soudain tourné.

La remontée de Nole

À vrai dire, il est surtout tombé, permettant à Nole de mieux installer son jeu en cadence, que Murray s’obstinait à entraver. C’est ainsi qu’il a rapidement pris le large au 3e set, en breakant à 2-1 puis à 5-2, avant de sceller la manche sur son engagement. Le 4e set a suivi le même schéma, avec un Djokovic galvanisé par son efficacité et un Murray qui accusait visiblement le coup. Avec deux breaks, sur le premier et le dernier jeux de la manche (6-3), le Serbe a donc remis les pendules à l’heure et laissé entrevoir une phénoménale remontée.

Après 4h03’ de match, les spectateurs du stadium Arthur Ashe ont donc assisté à un 5e set en night session. Le favori semblait être le tenant du titre, invaincu sur ciment en Grand Chelem depuis l’Open d’Australie 2011 et en apparence plus frais. Mais c’était sans compter sur la hargne d’un Andy Murray qui a su plier sans rompre, prendre d’entrée le service adverse (1-0) et enchaîner sur un double break (3-0) qui semblait décisif.

Djokovic abandonné par son physique

Djokovic a encore résisté, en cherchant les diagonales et en trouvant les lignes pour débreaker dans la foulée (1-3), mais le mal était fait et le nouveau patron était Murray. Trois jeux plus tard, le Serbe a cédé son service (2-5) après deux vilaines fautes directes en coup droit, donnant à son adversaire l’occasion de plier l’affaire sur sa mise en jeu. Enfin, après le passage du kiné, appelé par Nole pour soulager un début de crampes…

Sur un service gagnant, Andy Murray a donc enfin décroché son premier tournoi du Grand Chelem après quatre échecs en finale, émulant ainsi son entraîneur, Ivan Lendl. Éminemment sobre, l’Écossais n’a ni sauté de joie, ni traversé le terrain pour tomber dans les bras de son clan. Il s’est juste pris la tête entre les mains, incapable de mesurer encore la portée historique de son exploit.

Dans les pas de Fred Perry

« Je tiens à féliciter Andy pour son 1er titre du Grand Chelem, a déclaré le vaincu pendant la remise des prix. Il le mérite absolument. C’est aussi le succès de son clan. C’était super de jouer dans une telle ambiance. » Pris lui aussi de crampes, le nouveau champion a évoqué les deux manches perdues. « Au 3e et au 4e set, c’était dur mentalement pour moi. Novak est très fort et il se bat jusqu’à la fin. Je ne sais pas comment j’ai réussi à m’en sortir... »

Comme son illustre prédécesseur, Murray aura donc ouvert son compteur de Grand Chelem à Flushing Meadows, au terme d’un combat en cinq sets contre le tenant du titre. Une nouvelle carrière s’ouvre à lui après ce résultat qui redessine les contours du top 4. À lui de profiter de cet élan.

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